Résumé :
Ned, un jeune Montréalais de quinze ans, accompagne son père, Edward Marriner, dans le Midi de la France. Photographe de renommée internationale, Marriner – assisté de Mélanie, Steve et Greg, son équipe technique – a six semaines pour croquer des images inédites de ce magnifique coin de pays, qui regorge de ruines datant de l’époque des Celtes et des Romains.
Mais des événements inquiétants perturbent le séjour de Ned : un inconnu le menace dans la cathédrale d’Aix-en-Provence, un étrange malaise l’affecte aux abords de la montagne Sainte-Victoire, des chiens l’attaquent dans un café… sans compter qu’au cours de la nuit de la Beltaine, une antique fête celtique, il assiste à la « magique » disparition de Mélanie !
Dès lors, Ned comprend que, dans cette contrée plusieurs fois millénaire, des personnages mythiques ne veulent pas mourir et que, d’une mystérieuse façon, il est personnellement concerné par leur histoire.
Mon avis : Tout un changement de style! On est loin des dernières sagas que l’auteur a écrites (Mosaïque de Sarance, Tigane, etc.). Le style est très actuel, même si le parcours fait de nombreux aller-retour entre notre réalité et le monde mythique des druides celtiques. D’ailleurs, ça donne le tournis au début. Personnellement, j’ai eu parfois de la misère avec le lexique que Kay a utilisé : googler, geek, patte d’ef, etc. Je comprends que ce vocabulaire rajoute au réalisme (le héros n’a que 16 ou 17 ans), mais mon Dieu que ça donne un coup dans la lecture! Je comprends mieux pourquoi mes profs de français détestaient que j’ajoute des termes littéraires dans ma composition. Le mix est bizarre. Mon dernier point sur le lexique. Je comprends qu’en anglais « Jesus » peut être un sacre, mais pas au Québec! La traduction Jésus comme sacre ne vaut pas un bon vieux « Crisse »! Maintenant pour la trame de l’histoire, je suis divisé. J’ai aimé le contenant (histoire druidique (très bien documenté), la Provence (lieux fort bien décrits, on s’y croirait, d’ailleurs ça donne le goût de faire un petit voyage), héros québécois (il faut en profiter lorsque ça passe
), mais pas le contenu (le traditionnel triangle amoureux éternel (thème que Kay avait déjà utilisé dans la Tapisserie de Fionavar), le manque de vigueur des amoureux transis ( ils ne font à peu près rien si ce n’est que tourner autour de Ned! Youhou, vous êtes censé chercher votre dulcinée!) et finalement les raccourcis (sérieux, je me suis demandé un couple de fois si je n’avais pas sauté un chapitre…). Bien évidemment, c’est mon opinion et cela n’empêche pas que ce roman est un bon roman, mais je trouve que ce n’est pas son meilleur. Guy Gavriel Kay reste tout de même un des meilleurs auteurs canadiens de Fantasy. En attendant son prochain roman, je retournerai lire ses classiques



