La rivière des morts

Dans un marécage hors du temps et de l’espace, deux êtres improbables, Valtar et Sirwala, s’aiment d’un amour éternel. Or, à Ville Mont-Royal, dans les années soixante, Laura Fraser, une adolescente solitaire qui s’est découvert des affinités avec H. P. Lovecraft, le fameux écrivain de fantastique de Providence, au Rhode Island, réussit à établir un éphémère contact avec eux.
Ce n’est qu’un demi-siècle plus tard, à l’aube du nouveau millénaire et alors qu’elle est retraitée depuis peu, que Laura reprendra contact bien malgré elle avec Valtar et Sirwala, ces êtres étranges qu’elle avait toujours crus issus de son imagination.
Mais c’est seulement à partir du moment où elle acceptera la réalité magique de leur existence que Laura découvrira sa réelle destinée, qui sera autrement exaltante que les rêveries de son enfance et le morne conformisme de sa vie active…
La Rivière des morts : une histoire comme vous n’en avez jamais lue, la réalité comme vous ne l’avez jamais perçue !

 

Mon avis:

 

Un mot, divisé. Le roman, ma perception, mon plaisir. Le contexte dans lequel j’ai dévoré la première partie du roman était excellent. Une fin de semaine à Montréal, un long parcours en autobus pour s’imprégner des rêves, du cœur, de la vie de l’héroïne. J’ai adoré cette façon de voyager avec le personnage de Laura. Il est souvent très rare de pouvoir développer une telle relation avec le personnage principal. Cette haine, ce dégout d’un lieu, d’une vie. Cette absence qui est omniprésente dans ce roman. J’ai adoré le parcours intérieur de Laura. Ne connaissant pas H.P. Lovecraft, j’ai peut-être manqué quelques subtilités, mais il n’en reste pas moins que ce fut une lecture forte appréciée. La deuxième section, elle, m’a moins accroché (peut-être est-ce parce que j’étais sur le chemin du retour lol), L’histoire arrive un peu brusquement. Malgré une ou deux légères pistes (l’intro et une apparition de Valtar et Sirwala (même s’ils ne sont pas nommés), j’ai eu de la difficulté à m’imprégner dans l’histoire. La notion de rivière humaine, du Roméo (ça, j’ai vraiment eu de la misère à l’intégrer dans l’histoire) et le fait de n’avoir pas été capable de voir en T.B. Jahn un « vrai » méchant ne m’a pas touché. Cela m’a fait décrocher un peu du livre. N’empêche que j’ai beaucoup aimé ma lecture. C’est un livre inspirant et qui porte à une certaine réflexion sur l’absence et l’anonymat si présent dans notre société.

 

Ma note: 8,5/10

 

Autres liens discutants du livre:

 

Alire

 

Blog de Mireldar

2 commentaires

  1. nibelung a dit,

    22 octobre , 2007 à 12:16

    huum merci mon frère! cela m a fait sourire de lire le terme “vrai méchant”. j ai trouvé cela comique. c est quoi un vrai méchant pour toi?

  2. Mîreldar a dit,

    6 novembre , 2007 à 6:52

    J’ai bien aimé l’idée du roméo, automate qu’on range dans le placard ou sous le lit. Faudrait l’inventer lololol
    Moi je trouve son méchant réaliste et subtil. Un séducteur qui ne recherche que son profit.
    J’ai bien apprécié aussi. Une bonne lecture :)


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