Le voleur des steppes

Résumé:

Sur la rive orientale de la mer Tramail, au coeur des steppes sauvages, Yarg, un homme blessé au physique imposant, découvre en émergeant de l’inconscience qu’il est amnésique… et prisonnier d’un groupe d’extrémistes religieux. Qui est-il et comment en est-il arrivé là ?
Pour trouver les réponses à ses questions, Yarg devra d’abord échapper à ses geôliers en compagnie de Sarouelle, une jeune courtisane qui possède quatre bras et un caractère plutôt… déterminé.
Mais leur évasion n’est que le début d’un essoufflant périple au cours duquel ils devront survivre à l’esclavage, combattre de féroces créatures, visiter de singulières cités exotiques et affronter mille autres dangers. Or, malgré toutes ces aventures, la plus grande de leurs surprises sera la découverte de la véritable identité de Yarg, l’homme sans mémoire !
Le Voleur des steppes : un fascinant voyage dans l’univers de Contremont !

Mon avis:

Une histoire aussi rebondissante que le nombre de prénoms de la dame aux 4 bras. Retenez ce chiffre puisqu’il semble être la charpente de ce roman d’aventures. Une amnésie ouvre une multitude de possibilités dans un roman. Toutefois, dans celui-ci elle est souvent laissée pour compte. À l’exception de quelques réflexions parsemées le long du livre, on finit par oublier de s’interroger cet aspect du personnage (mauvais point). La présence de certains clichés est aussi très décevante. L’auteur finit par utiliser plusieurs raccourcis qui réduisent l’intérêt dans l’histoire. Je reste donc sur ma faim. L’univers de Contremot n’aura pas réussi à me charmer autant que la première fois (Le voleur des steppes est le second livre se situant dans l’univers de Contremont, le premier étant Les sources de la magie. Toutefois il n’y a aucun lien entre les deux romans).

5 commentaires

  1. nibelung a dit,

    18 septembre , 2007 à 9:09

    Hum, tu veux me parler des Sources de la magie?
    C’est vrai que ce livre a l’air plein d’aventures… parfois on s’y perd dans l’aventure lol… et c’est ce que tu déplores… finalement… que l’amnésie n’ait pas été un plus gros fil conducteur du livre on dirait. hum.

  2. baerauble a dit,

    20 septembre , 2007 à 7:38

    À vrai dire, l’amnésie a été le fil conducteur puisque c’est la cause de toutes les aventures des héros. Ce que je reproche particulièrement au livre ce sont les raccourcis utilisés pour imbriquer 4 nouvelles pour en faire un roman. Par exemple : Comment faire pour libérer deux demoiselles d’une place forte?… Ben tient, le capitaine (payé par les ravisseurs doivent-je vous rappeler) s’avère être un bon magicien et celui-ci accepte de les aider par quelques bonnes phrases. Et ce, après avoir passé plus d’un chapitre à avoir décrit la force et l’habileté des ravisseurs ainsi que leur forteresse. Et ce n’est pas la seule fois que ça arrive. Ça me déçoit en temps que lecteur, mais c’est juste mon avis :)

    Pour les Sources de la magie et bien ça fait trop longtemps que je l’ai lu pour t’en parler correctement. Tu peux aller lire le résumé sur http://www.alire.com

  3. Mîreldar a dit,

    28 septembre , 2007 à 2:18

    Quels sont les clichés qui t’ont agacé?

    Moi j’ai beaucoup de problème avec les personnages amnésiques. Comme je disais dans mon commentaire, le personnage principal n’a pas que perdu sa mémoire, il a perdu sa personnalité. Aucune révolte face à toutes les injustices qui s’abattent sur lui. Pourrait-on croire ceci de la part d’un ancien général, mémoire ou non.

    La conclusion m’a assez déçu. Je crois que c’est l’histoire de coeur que j’ai trouvé plutôt molasse. Mais tout ça c’est des goûts personnels. Si l’on regarde le style d’écriture dans l’ensemble, c’est sacrément bien écrit. C’est peut-être pas la plus belle plume québécoise mais on voit que l’auteur a de l’expérience. C’est un bon écrivain. J’ai passé un bon moment de lecture, même s’il y a des choses que j’ai moins aimé.

  4. baerauble a dit,

    30 septembre , 2007 à 6:24

    Je crois que c’est l’histoire d’amour qui rassemble le plus de clichés. ^^ Elle est vraiment trop prévisible du début jusqu’à la fin. Je n’y avais pas porté attention jusqu’à ce que tu le dise mais il vrai que l’absence de personnalité est un peu illogique. Nos traits de cractères sont pourtant très durs à changer puisqu’il sont acquis très tôt dans notre cheminement. Une amnésie serait-elle assez forte pour éliminer les traits de caractères? Faudrait vérifier ça!!

    Toutefois, je dois donner avouer que le livre est bien écrit. Même si l’histoire n’est pas aussi captivante, l’auteur à une belle plume et il sait accrocher ses lecteurs aux moments phares, l’abordage du navire entre autre.

  5. Mîreldar a dit,

    4 octobre , 2007 à 9:08

    J’ai bien aimé ce combat dans le navire. C’est le moment fort du roman.

    Dans la réalité les gens qui souffrent d’amnésie ou de perte de mémoire à la suite d’un coma, vivent une très grande frustration. Ce sont les travers qui ressortent souvent, dépression, fatigue, colère, tristesse, incompréhension, des sujets qui sont rarement abordés en fantasy :) J’admire les auteurs qui réussissent à rendre crédible leurs personnages. Ça existe mais ce n’est pas courant. Je me rappelle d’un personnage de l’Arcane des épées. Un adolescent que Tad Williams fait errer dans la forêt, abandonné à lui-même. Il n’y a pas beaucoup d’action et pourtant son désespoir dure pendant plusieurs chapitres. Wha! on s’y croirait tellement c’est réaliste.

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